Soie Coquine
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Presse

France Japon Eco :

Article écrit dans le magazine "France Japon Eco", automne 2001. Interview  rédigée par la journaliste Cécile Bagot.

Ces petits cadeaux qui entretiennent le commerce.

Quoi de plus convaincant pour vendre un produit, que d’y adjoindre des cadeaux ? La société française Soie Coquine, spécialisée dans le cadeau publicitaire, déploie des trésors d’imagination pour donner au produit ce petit plus qui déclenche l’acte d’achat.

Interview :

France Japon Eco :
"Soie Coquine", voilà un nom bien curieux pour une entreprise concevant des cadeaux publicitaires. D’où provient-il ?

Karl Strepkoff (Président de Soie Coquine) :
A ses débuts, Soie Coquine était implantée en France et nous étions spécialisés dans la création de cadeaux d’entreprise de luxe en soie importée de Thailande. De cette époque, nous avons gardé notre nom et une clientèle prestigieuse dans le secteur du luxe et des cosmétiques (Givenchy, Dior, Nina Ricci, Lancôme, Estée Lauder, etc.). Lorsque j’ai décidé de partir au Japon, nos activités ont tout naturellement évolué vers les cadeaux publicitaires, si bien que notre cible s’est élargie : nous concevons maintenant des cadeaux pour la VPC et les produits alimentaires, tout en continuant à créer des trousses, pochettes et sacs à main pour nos anciens clients.

FJE :
Pourquoi cette évolution vous paraît-elle si évidente ? Le Japon est-il un terrain fertile pour un créateur de cadeaux publicitaires ?

KS :
C’était une évolution naturelle pour notre société : sur le plan personnel d’abord, ce secteur est plus stimulant puisque la création de cadeaux publicitaires laisse davantage de place à l’imagination et évolue rapidement ; sur le plan professionnel ensuite, la dimension du marché japonais dépasse de loin tout ce que l’on connaît en France. Prenez Coca-Cola : cette société organise chaque année au Japon pas moins de soixante à quatre-vingts campagnes de promotion locales pendant lesquelles cent à cinq cent mille objets sont distribués en deux mois. Lors de ses deux campagnes nationales, ce sont jusqu’à trente cinq millions de pièces qui sont offertes. C’est colossal !

FJE :
Comment expliquer cet engouement ?

KS :
Le marché des produits de grande consommation est complètement saturé au Japon. Il existe une telle compétition entre les marques pour conquérir de nouveaux clients que tous les moyens sont bons pour attirer l’attention des consommateurs. Avec des cadeaux publicitaires, le succès est garanti : accrochez un gadget amusant au goulot d’une bouteille, et vos ventes s’accroissent de 30% à 40%.

FJE :
La concurrence doit donc être rude avec les fabricants japonais de ce type d’objets. Comment réussissez-vous à convaincre vos clients de travailler avec vous ?

KS :
Les cadeaux publicitaires ont beau être omniprésents au Japon, les objets offerts manquent souvent d’originalité. Chez Soie Coquine, nous ne voulons concevoir que des gadgets sortant de l’ordinaire, même s’il est parfois difficile de convaincre les directeurs du marketing japonais d’essayer quelque chose de nouveau. Beaucoup préfèrent rester dans une gamme de produits classiques ayant déjà fait leurs preuves, et s’adresser à des fabricants japonais avec lesquels ils ont des liens anciens. Nos clients sont donc essentiellement étrangers : des Français, bien sûr (Pernod Ricard, Hachette Fujingaho, Maxxium, etc.), et des Européens (Nestlé, par exemple), mais aussi quelques belles références américaines comme Avon, Coca-Cola et Disney Store.

FJE :
Qu’est-ce qu’un bon cadeau publicitaire selon vous ?

KS :
Tout dépend de l’objectif du client. Les règles du jeu sont simples : le prix ne doit pas dépasser 100 yens et l’objet doit coller à sa stratégie : achat d’impulsion, recherche d’image, présence prolongée sous les yeux du consommateur, etc. Ensuite, c’est l’imagination qui travaille. A condition que les objets soient pratiques, drôles, inédits : coussin transformable en couverture, pochette zippée renfermant un panier à roulettes pour les courses, sac tout en volume disparaissant dans sa propre poignée en plastique souple ou dans une pochette ultraplate, poncho contre la pluie plié dans une coque en plastique qu’on accroche à la ceinture, ouvre-bouteilles en forme d’animal, etc.
Une même idée de départ peut donner naissance à plusieurs objets, comme ce maraca transformé en Mickey pour orner un stylo pastel, en fleurs autour d’un bracelet couleur fluo pour jeunes Shibuyettes ou encore en ballon de foot pour les inconditionnels des stades.

FJE :
Cela ne s’arrête jamais ! Quelle sera l’étape suivante de l’évolution de Soie Coquine ?

KS :
Nous entrons dans une nouvelle dimension, tout simplement ! Notre prochain support promotionnel sera un ballon dirigeable équipé de caméras permettant de filmer des matchs de foot depuis le ciel.
Au final, des prises de vue inédites et des images à couper le souffle, qui seront sur votre écran de télévision lors de la coupe du monde 2002 si les négociations en cours aboutissent. De quoi donner de nouvelles ailes à Soie Coquine, non ?

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